Jean-Louis Maunoury et Françoise Vernas-Maunoury

<p>Jean-Louis Maunoury et Françoise Vernas-Maunoury</p>

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NU(e) 26 — Jean-Louis Maunoury et Françoise Vernas-Maunoury

Entretien avec Colette Guedj (extrait)

extrait

<EM>Colette Guedj : On a, en vous lisant, le sentiment d’une poésie difficile, d’une grande sobriété, mais aussi d’une poésie limpide, qui coule de source. J’aimerais vous poser la question des rapports entre votre poésie et la philosophie. Plus simplement, êtes-vous un poète philosophe ? EM>

Jean-Louis Maunoury : Il est vrai que je me sens très loin d’une poésie qui serait de l’ordre de l’image, de la métaphore, ou même d’une recherche sur le langage. Je crois que je cherche plutôt à me convoquer moi-même à plus d’exigence dans ma vie ou dans mes perceptions. C’est en ce sens, sans doute, qu’il y a quelque chose de philosophique, mais plutôt au sens étymologique du mot philosophie, c’est-à-dire au sens d’une sagesse. Je ne me rattache donc pas à un courant de la philosophie, je ne suis pas assez connaisseur dans ce domaine pour cela.

<EM>Colette Guedj : Oui, une sagesse certainement. On a l’impression que vous la recherchez, que c’est une quête, même si je n’aime pas beaucoup ce mot. C’est une quête de vous-même et pourtant, dans cette poésie, il n’y a pas de narcissisme. Par contre, ce que je sens, c’est qu’il y a une recherche des origines, du sens de la vie. EM>

Jean-Louis Maunoury : C’est vrai. Presque tout ce que j’ai écrit, en poésie en tout cas, est à la première personne, justement parce que je veux marquer qu’il s’agit d’une recherche personnelle et, en effet, je ne pense pas que ce soit de l’ordre du « moi » qui étale ses perceptions, ses images, sa subjectivité. Je voudrais tendre à une certaine objectivité sur moi-même et j’espère toucher le lecteur l’appeler à un mouvement intérieur qui serait du même ordre.


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