Jean-Pierre Lemaire (épuisé)

<p>Jean-Pierre Lemaire (épuisé)</p>

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NU(e) 6 — Jean-Pierre Lemaire

Entretien avec François Desplanques (extrait)

<EM>François Desplanques : La première question qui me vient à lesprit, c’est qu’il y a dans vos poèmes des lieux qui reviennent souvent ; je pense au Mont-Blanc et à la vallée de l’Arve, à la Côte d’Azur ( Nice et Menton ), ou dans d’autres textes la forêt... EM>

Jean-Pierre Lemaire : Oui, la forêt de Fontainebleau.

<EM>F.D : Il y a aussi le jardin d’enfance, avec la voie ferrée. Alors je voudrais vous demander de nous éclairer sur ces divers lieux. Qu’est-ce que ça représente pour vous ? EM>

JP.L : Je crois que ça représente d’abord des lieux d’émotions. C’est pourquoi ils reviennent fréquemment. C’est aussi parce que j’ai l’impression que généralement le poème naît avec une certaine profondeur de temps et ces lieux sont des lieux où je peux apercevoir cette profondeur de temps.

<EM>F.D : Des lieux de mémoire. EM>

JP.L : Un lieu que je découvre peut procurer des émotions, bien sûr, et peut être à l’origine d’un poème, mais moins facilement parce que, dans une émotion profonde, il y a quand même toute l’épaisseur de la vie qui est ébranlée. C’est tout le sens de la vie qui apparaît autrement ou qui est découvert sous un angle nouveau.<BR>Et quand il y a une grande profondeur de temps, c’est plus facile.


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